II.1.4. La méthode polyédrique
En parallèle à l’utilisation des types d’appareils décrits précédemment, les photographes avait également recours à la juxtaposition de plusieurs photographies prises circulairement, pratique qui précéda tout autre [cf. section II.4].
Sa systématisation – c’est-à-dire le respect du point de vue unique – conduisit aux dispositifs de prise de vue polyédrique comme l’appareil de Férier en 1866 et, en 1882, l’appareil Triboulet destiné à être accroché sous la nacelle d’une montgolfière [18]. Ces dispositifs utilisent plusieurs appareils photographiques assemblés en structure polygonale régulière (un décagone régulier dans le cas de l’appareil de Férier). Les différentes vues à perspective plane étaient ensuite soigneusement juxtaposées pour décrire le panorama, les raccords étant maquillés ou non.
Figure II-12a
Appareil triboulet
Figure II-12b
Schéma de principe de la prise de vue polyédrique (vue du dessus)
[18] BISSON Paul, p.304-307
En quête de valeurs esthétiques et relationnelles, à l’aube d’un siècle nouveau : du multimédia aux hypermédias. Thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication, Paris VIII, 2005, 789 p.
C’est en partie sur la méthode polyédrique que s’appuyèrent la plupart des projections panoramiques, photographique [cf. section II.3] – notamment pour la réalisation des panoramas picturaux – et cinématographique [cf. section III.4].
Cette méthode reste la base de la prise de vue panoramique encore aujourd’hui, à ceci près qu’avec la numérisation de l’image, les algorithmes permettent de fusionner les différents clichés en une seule image.
Figure II-13
Spherecam – Les différentes configurations utilisées au i-cinema
http://www.icinema.unsw.edu.au/technologies/spherecam




